MÈRE DE DIEU
« La grandeur de Marie vient de sa Maternité divine ; et, parce qu’Elle est Mère du Christ, qui est la Tête du Corps Mystique, Elle est aussi Mère de tous ses membres et de chacun d’eux »
« La grandeur de Marie vient de sa Maternité divine ; et, parce qu’Elle est Mère du Christ, qui est la Tête du Corps Mystique, Elle est aussi Mère de tous ses membres et de chacun d’eux »
Oh ! Éternité infiniment sainte, dont l’âme toute petite et assoiffée de justice et de vérité se rassasiera, face à face avec les divines Pupilles, dans la contemplation de ta Face divine !… Oh ! Éternité, Éternité !… tu es la délectable aspiration de mon âme exilée, le besoin impérieux de tout mon être anéanti en ce lieu de mensonge, d’incompréhension, de douleur et d’épreuve… Tu es, ô Éternité bien-aimée ! le besoin, à satiété, de mon âme amoureuse et captivée par la beauté de ton visage…
Dieu fait que l’âme soit Lui par transformation de telle manière qu’elle elle aussi est la joie de tous les Bienheureux. Et comme chacun d’eux participe de Dieu et jouit de Lui, puisque Dieu est tout en tous, au Ciel il n’y a qu’un seul cri : jouir de Dieu, se réjouir qu’Il se soit si heureux en Lui-même, et qu’Il se soit si heureux de rendre heureux tous les Bienheureux.
Quelle richesse Jésus recèle en Lui !… On dirait que l’esprit se brise devant la perfection de sa nature créée, qui a été capable de vivre, avec une intensité si transcendante et en un même instant, à la fois toute la joie que Lui procurait la communication familiale qu’Il vivait avec les Personnes divines, et la douleur du manque d’amour des hommes, qu’Il représentait devant Dieu.
Si je L’appelle, Il me répond, si je Le cherche, je Le trouve ; si je m’élance vers l’être, Il me fait entrer en son sein ; et si je viens près du Tabernacle ou de mon Christ sur la croix, j’y trouve toujours Celui que j’attends !…
Un feu qui embrase les entrailles de l’âme, une force irrésistible contre laquelle elle ne peut lutter, pousse Mère Trinidad à dire que : Qu’« Il est urgent de présenter le véritable visage de l’Église, méconnue de la plupart de ses enfants » ; qu’« il faut raviver et ranimer le dogme » ; qu’« il est nécessaire de s’emparer de Théologie et de la donner avec amour à tous les enfants de Dieu » ; que « le sein du Père est ouvert attendant d’être rempli, pouvant accueillir tous ses enfants » ; qu’« il faut faire une révolution chrétienne au sein de l’Église… »
Nous voyons que la Fille de Sion est jetée à terre, comme le Christ à Gethsémani, mais elle n’a pas échoué pour autant et elle ne s’est pas effondrée, non ! Le Père la soutient avec le pouvoir de son bras, parce que sa Tête royale est son Fils bien-aimé en qui Il a mis tout son amour.
Âme bien-aimée, fais croître en toi des ailes d’aigle, élargis les horizons de ton cœur, marche sur le chemin de l’amour, de la foi, de l’espérance, ouvre tes yeux à la vérité, afin de pouvoir déployer tes ailes et t’introduire dans la bienheureuse félicité de la joie de Dieu ! »
J’entrevois le mystère du dire infini de Dieu le Père aux hommes dans une humble mangeoire, dans la nuit sacrée d’un silence profond et secret…
On peut percevoir trois sortes de silence, dans une délectation sacrée de mystère éternel, là, au plus profond de l’esprit, par le contact intime, sacro-saint et silencieux de l’âme avec Dieu, et dans les moments de tabernacle, où elle est plongée dans le mystère du Seigneur du Saint Sacrement, qui se cache, silencieux, dans les nuits du mystère, attendant, au cas où quelqu’un viendrait Le voir.